L'oursin diadème de Méditerranée (Centrostephanus longispinus)
est une espèce protégée d'échinodermes présente partout en
Méditerranée (même dans le golf d Ajaccio !!! et oui Karinette !). Il
possède de très longs piquants, 10 cm ou plus, pour un test de 6 cm de
diamètre. Il préfère les eaux chaudes.
C'est une espèce sciaphile, c’est-à-dire qu’elle fuit une trop
forte intensité lumineuse, on la trouve donc le plus souvent sur substrat dur,
à partir de 15 ou 20 m et jusqu'à 200m, dans les cavités et fentes
rocheuses (photo ci-dessus on n était a 40m à la tête de cheval).
Ils se déplacent de nuit pour chercher leur nourriture (débris
d’éponges) qu’ils raclent sur la roche.
La reproduction, la nutrition et la biologie
de cet oursin sont encore imparfaitement connues. Peu communs dans les eaux
française, les oursins diadèmes existants étaient menacés par les prélèvements
des plongeurs, mais aussi par la capture accidentelle lors de chalutages et à
cause de la pollution des eaux. De ce fait, cet oursin a été classé comme
espèce protégée depuis 1992 et son ramassage est interdit. Et non pas
d’oursinade avec celui la !!!!
Parade nuptiale des crénilabres, regardez les couleurs qu'ils arborent !!
Vidéo d'une remontée gilet N2.
Le moniteur (moi) interprète un autre N2 qui a un souci et le plongeur en formation (Doris) doit intervenir et le ramener à la surface en respectant la vitesse de remontée.
Dans les "trucs qu'on observe entre 2 eaux (donc planctoniques) il y a les cténaires qui ont plein de cils et sont souvent lumineux, ils ont des cellules collantes (les colloblastes) qui leur permettent de chasser leurs proies. C'est un groupe peu différencié avec peu d'individus différents mais qu'on aime bien voir au palier.
Ici ce sont des salpes, êtres vivants très différenciés, ils possèdent un chorde 'ébauche de la colonne vertébrale) au stade embryonnaire, ils ont un système nerveux, un coeur avec un système cardio vasculaire, un appareil digestif, un appareil respiratoire, un appareil génital. On les appelle aussi les Thaliacés.
Ils appartiennent au groupe des Tuniciers dans lequel on trouve l'ascidie rouge, le violet, les clavelines.
Particularité leur "peau" est faite de cellulose (qui forme d'ordinaire les parois des végétaux) donc ça les rend impropre à la consommation et quand on les touche on peut être étonné de la rigidité que ça leur confère (c'est comme pour les végétaux quoi).
N'écoutant que leur courage et bravant la température froide (surtout Aurore combi ouverte ;-),
vos camarades ont réalisé une vidéo pour vous montrer l'action de la pression sur les volumes au cours de la descente.
Ainsi vous pouvez voir que plus on descend plus la pression est importante et donc plus les volumes diminue, observez bien le volume d'air qui devient de plus en plus petit dans la bouteille.
Mais ça, c'était avant! C'est un peu ce qu'on a pensé quand on a regardé les photos ^^ Quelle idée de plonger au mois de janvier, par une eau à 12° (en ayant pas fermé la combi en plus... lol).
Mais apparement il faisait pas assez froid, vu qu'on est resté plus de dix minutes dehors, en étant encore trempées :P
Aurore et Sarah font un TPE sur l'effet de la pression sur le corps du plongeur. Elles m'ont demandé de tourner cette petite expérience mettant en évidence la loi de Boyle Mariotte. Cette loi physique dit qu'à température constante le volume d'un gaz est inversement proportionnelle à la pression qu'il subit.
Ici vous voyez à la descente le volume d'air diminuer puisque la pression augmente, c'est pour cela que vous devez équilibrer vos oreilles. A 10m (il y a 2 bars de pression) il ne reste plus que la moitié du volume et à 20m (il y a 3 bars de pression) il ne reste plus qu'un tiers du volume d'air. En bas, nous avons remis de l'air dans la bouteille et lorsque nous la remontons nous observons une déformation due à la dilatation de l'air. La bouteille n'explose pas car le plastique qui la compose est prévu pour résister à des pressions de 5 à 6 bars.